Qualité de l’air | Montpellier Méditerranée Métropole

Qualité de l’air

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Bienvenue sur la page qualité de l’air de Montpellier Méditerranée Métropole, si vous êtes ici, c’est que vous avez probablement des questions ou un intérêt en rapport avec la qualité de l’air de notre territoire. Vous trouverez sur cette page de nombreuses informations qui vous aideront à comprendre les enjeux de respirer un air sain, les acteurs impliqués dans la surveillance de la qualité de l’air, la situation actuelle, les actions des pouvoirs publics et les actions individuelles possibles permettant d’améliorer la qualité de notre air.

Mais avant d’aller plus loin, une définition s’impose !

La LAURE (Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Énergie) de 1996, première loi reconnaissant en France le droit de chacun à respirer un air sain, définie la pollution atmosphérique de telle sorte : « Constitue une pollution atmosphérique au sens de la présente loi l'introduction par l'homme, directement ou indirectement, dans l'atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives. »
La qualité de l’air intérieur n’est pas abordée sur cette page, pour vous informer sur cette thématique rendez-vous sur la page du Ministère de la Transition Écologique.

SOMMAIRE :

VIDÉO : TOUT COMPRENDRE SUR LA QUALITÉ DE L'AIR QUE L'ON RESPIRE

L’air, un élément vital trop souvent altéré

Composition de l’air : 

L’air, composé à 78% d’azote, 21% d’oxygène et 1% d’autres gaz est invisible et pourtant, nous en respirons environ 15 000 litres chaque jour.

Élément indispensable à la vie, il est trop souvent altéré par différents polluants. Selon où nous nous trouvons, il sera plus ou moins contaminé par des polluants gazeux ou solides produits majoritairement par les activités humaines (trafic routier, chauffage, industries, travaux agricoles, activités domestiques...) ou dans une moindre mesure de phénomènes d’origines naturelles (embrun, sable désertique, éruption volcanique). Les polluants retrouvés dans l’air que nous respirons sont dits primaires lorsqu’ils sont issus directement de la source de pollution et dits secondaires lorsqu’ils sont issus d’une réaction chimique (interaction entre divers polluants, rayons UV…).

La présence de ces polluants dans l’air même à des concentrations faibles, peut avoir des effets sur la santé sur le court et/ou long terme et sur l’environnement.

Source : 

https://atmo-france.org/composition-de-lair/

Source : https://www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/article/influence-de-la-meteo

Lorsque l’on parle de pollution atmosphérique, il est important de distinguer :

  • Les émissions de polluants (exprimées en kg ou en tonnes par an) et les concentrations de polluants dans l’air (exprimées en microgrammes par m3).
  • Les gaz à effet de serre qui ont un impact sur le climat et les polluants atmosphériques qui ont un impact sur la santé et l’environnement. Certains polluants atmosphériques comme l’ozone et les particules peuvent également contribuer au réchauffement climatique
  • Les polluants primaires (émis directement à la source) et les polluants secondaires (issus d’une réaction chimique)

Une pollution qui impacte notre santé et notre environnement

Source : https://www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/article/effets-sur-la-sante

Effets sur notre santé :

Entre 2016 et 2019 Santé Publique France a estimé que les particules fines (PM2,5) étaient, en France, responsables de 40 000 morts chaque année. Plus largement, la pollution atmosphérique peut avoir selon son intensité, notre sensibilité et la durée d’exposition, des effets immédiats sur notre santé allant d’une irritation oculaire à des problèmes cardiaques ou respiratoires pouvant mener parfois au décès. Elle peut également avoir des effets sur le plus long terme qui se manifesteront par des maladies chroniques telles que, entre autres des cancers, des pathologies cardiovasculaires/respiratoires, des troubles neurologiques ou encore des troubles du développement.

Il existe trois voies de contamination chez l’Homme :

Source : https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2021/pollution-de-l-air-ambiant-nouvelles-estimations-de-son-impact-sur-la-sante-des-francais

Effets sur notre environnement :

Notre santé n’est pas la seule à pâtir des méfaits de la pollution atmosphérique. Notre environnement peut lui aussi se retrouver impacté et notamment les bâtiments (salissure, perte de masse calcaire…), les rendements agricoles ou encore le monde végétal (nécroses, ralentissement croissance…). La pollution atmosphérique peut même être à l’origine de pluie acide !
La liste des effets sur la santé et sur l’environnement des polluants réglementés est consultable ici : https://atmo-france.org/les-polluants-reglementes-et-leurs-effets-sur-la-sante-et-lenvironnement/

Un cadre réglementaire européen appliqué au niveau national

  • Cadre concernant les concentrations en polluants :

L’Union européenne fixe à travers les directives 2004/107 et 2008/50/CE les valeurs de concentration à ne pas dépasser au sein des états membres. Ces directives sont basées en partie sur les lignes directrices relatives à la qualité de l’air publiées par l’OMS en 2005 pour le dioxyde d’azote (NO2), les particules fines (PM), l’ozone (O3) et le dioxyde de souffre (SO2).

Ces directives ont été transposées en droit français via le Code de l'environnement (articles R221-1 à R221-3 disponible sur le site de Legifrance), le décret du 21 octobre 2010 et dans l'arrêté du 16 avril 2021 relatif au dispositif national de surveillance de la qualité de l’air ambiant.

La liste des polluants réglementés et les normes à respecter en terme de concentration dans l’air sont consultables ici : https://www.airparif.asso.fr/la-reglementation-en-france

  • Cadre concernant les émissions :

Les émissions de polluants atmosphériques sont encadrées par des accords internationaux fixant des limites et des objectifs à atteindre collectivement. Au niveau européen des objectifs de réduction d’émission de polluants atmosphériques sont fixés par la directive (EU) 2016/2284 du 16 décembre 2016 pour chaque état membre.

Objectifs de réduction fixés pour la France (exprimés en % par rapport à 2005) :

À horizon 2020À horizon 2030
SO2-55 %-77%
NOx-50%-69%
COVNM-43%-52%
NH3-4%-13%
PM2,5-27%-57%

Des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) plus exigeantes pour la concentration de polluants dans l’air ambiant :

L’OMS a publié le 22 septembre 2021 des nouvelles lignes directrices pour la qualité de l’air mettant ainsi à jour celles de 2005. Ces nouvelles recommandations sont bien plus exigeantes qu’auparavant (datant de 2005). À l’automne 2021, elles ne sont pas encore traduites dans la réglementation européenne qui devrait suivre dans les prochaines années, toutefois, elles confirment la nécessité d’améliorer la qualité de l’air de la Métropole en agissant concrètement à travers ses politiques publiques (mobilités, résidentiel, agriculture, etc.)

Voici un comparatif entre les anciennes lignes directrices de l’OMS (2005) et les nouvelles (2021) :

PolluantDurée retenue pour le calcul des moyennesSeuil de référence de 2005Seuil de référence de 2021
PM2,5

Année

24h

10 µg/m3

25 µg/m3

5 µg/m3

15 µg/m3

PM10

Année

24h

20 µg/m3

50 µg/m3

15 µg/m3

45 µg/m3

O3

Pic saisonnier

8h

100 µg/m3

60 µg/m3

100 µg/m3

NO2

Année

24h

40 µg/m3

-

10 µg/m3

25 µg/m3

SO224h20 µg/m340 µg/m3
CO24h4 mg/m3

La qualité de l’air surveillée de près 

  • National

1996, le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé est inscrit dans la Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Énergie communément appelée LAURE. Cette loi, aujourd’hui intégrée au Code de l’environnement (article L. 221-1 à L. 221-6), rend obligatoire la surveillance de la qualité de l’air et la définition d’objectif de qualité et l’information au public.

En a découlé la mise en place d’un dispositif national de surveillance de la qualité de l’air piloté par le Ministère de la Transition Écologique et qui comprend des Associations Agrées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) dans chaque région . Elles sont chargées de surveiller, prédire la qualité de l’air au niveau local et d’informer le grand public tout en accompagnant les décideurs locaux pour améliorer la qualité de l’air. Ces AASQA sont coordonnées par le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) et fédérée par ATMO France.

Plus d’infos ici : https://atmo-france.org/le-dispositif-national-de-surveillance-de-la-qualite-de-lair/

  • Régional et local

Sur la Métropole l’AASQA en charge de la surveillance de la qualité de l’air est ATMO Occitanie qui, via un inventaire des émissions, 5 stations de mesures de la qualité de l’air et de la modélisation, surveille et prédit la qualité de l’air sur notre Métropole. Un bilan annuel permettant de se rendre compte de l’évolution des concentrations mesurées, des sources par secteurs et de la répartition.

Au côté d’ATMO Occitanie, Montpellier Méditerranée Métropole est un acteur engagé de longue date contre la pollution atmosphérique avec de nombreuses actions mises en œuvre pour contribuer à réduire les émissions de polluants. Depuis le début du partenariat, qui date du début des années 80, l'évolution des outils et moyens techniques ont permis de renforcer la surveillance effectuée sur la région de Montpellier.

L'indice quotidien de la qualité du jour

L’état de la qualité de l’air sur la Métropole est visualisable via l'indice ATMO publié chaque jour sur le site d’ATMO Occitanie :

Plus d’informationshttps://www.atmo-occitanie.org/

Cet indice allant de bon à extrêmement mauvais, fournit une information journalière globale sur la qualité de l'air de la Métropole de Montpellier. Il est calculé sur la base des résultats de mesures de 5 polluants : les particules en suspension PM10 et PM2,5, le dioxyde d'azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2) et l'ozone (O3) et de modélisation (guide de calcul de l’indice ATMO)

À l’échelle de la Métropole la qualité de l’air extérieur fut considérée comme moyenne 59% des jours, dégradée 31% et mauvaise 9% entre janvier et septembre 2021.

La pollution de l'air extérieur observée sur la métropole de Montpellier est caractéristique des grandes agglomérations. Le secteur des transports routiers représente la principale source de pollution (80% des émissions de dioxyde d'azote). D'autres secteurs comme celui du résidentiel et tertiaire - chauffage dont chauffage au bois à foyer ouvert – (46% des émissions de particules en suspension PM2,5), ou de l'industrie et du traitement des déchets (34% des émissions de particules en suspension PM10) représentent également une part importante des émissions de polluants atmosphériques sur la région de Montpellier.

Vous voulez en savoir plus sur les sources de pollution et les émissions de polluants et de gaz à effet de serre sur la Métropole de Montpellier ?
Rendez-vous ici :

De manière générale, la qualité de l'air sur la région de Montpellier est plutôt moyenne au regard de la réglementation en vigueur. La majorité des seuils réglementaires sont respectés pour les principaux polluants réglementés, mais les concentrations restent bien plus élevées que les recommandations OMS (2021) sur une bonne partie du territoire.

La Métropole reste également marquée, comme l'ensemble des territoires du Sud de la France, par la pollution à l'ozone, polluant estival.

Chaque année, la région de Montpellier est marquée par plusieurs épisodes de pollution (aux particules en suspension et à l'ozone), malgré une situation plus favorable que dans d'autres régions françaises (région ventée, peu d'industries, sans relief marqué...).
Au-delà de ces pics de pollution, comme le rappelle l'Organisation Mondiale de la Santé, la pollution chronique de l'air est classée cancérigène et représente un impact sanitaire important, même lorsque les niveaux de pollution sont bien inférieurs aux seuils réglementaires.

Tous acteurs contre la pollution atmosphérique

Consultez l'évolution des concentrations en NO2, PM10 et PM2,5 entre 2016 et 2020

Les sources d’émissions de polluants atmosphériques sur la Métropole (2018) : 

Acteurs publics engagés pour améliorer la qualité de l’air

Afin de permettre à chacun de pouvoir respirer un air sain, l’action publique se met en œuvre pour améliorer la qualité de l’air :

Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA)

Afin d’améliorer la qualité de l’air du territoire, les acteurs publics locaux s’unissent. Le Plan de Protection de l’Atmosphère de Montpellier, piloté par la DREAL est un document comportant des objectifs d’amélioration de la qualité et une liste de 16 actions à mettre en place pour atteindre ces objectifs. Le premier PPA fut élaboré en 2006 et concernait 40 communes, en 2014 une révision du document a donné de nouveaux objectifs cette fois-ci sur 115 communes. Une nouvelle révision du document est en cours depuis novembre 2020 et devrait aboutir en 2023.

Réelle opportunité de travailler de concert avec les intercommunalités voisines, le futur PPA permettra de coordonner l’action pour améliorer la qualité de l’air sur la Métropole et sur les territoires alentours.

Plan de Mobilité 2030 (PDM 2030)

Véritable document cadre chargé de gérer les mobilités à l’échelle du territoire métropolitain, ce document viendra remplacer le Plan de Déplacements Urbains (PDU) 2010-2020. Ce document qui a comme objectif d’offrir un cadre de vie apaisé et respirable en proposant des alternatives à l’autosolisme jouera un rôle majeur dans la lutte contre la pollution atmosphérique.

D’ores et déjà, la Métropole s’engage à travers plusieurs actions majeures pour développer les mobilités alternatives à la voiture en solo :

Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET)

Document stratégique visant à organiser la gestion des ressources et des consommations d’énergies de manière à réduire les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphérique, il viendra remplacer le Plan Climat Énergie Territorial (PCET) élaboré en 2014. Ce nouveau document comportera un Plan de Réduction des Émissions de Polluants Atmosphérique (PREPA) reprenant les objectifs fixés par l’Union européenne (cf partie cadre réglementaire).

Dans le cadre de son Plan Climat, Montpellier Méditerranée Métropole propose depuis juin 2021, une aide cumulable à la rénovation énergétique de 1300 euros aux propriétaires, copropriétaires, habitants ou bailleurs, d'un logement individuel ou en copropriété, sans condition de ressources.

Rendez-vous ici pour savoir si votre projet est éligible : Aide Plan Climat

Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi)

Document d’urbanisme déterminant les conditions d’aménagement et d’utilisation des sols, il viendra remplacer les Plan Locaux d’Urbanisme communaux. Il contribuera d’une part à protéger les populations en urbanisant à distance des infrastructures routières ou en utilisant des dispositifs barrière faisant barrage à la pollution atmosphérique. D’autre part il contribuera également à améliorer la qualité de l’air en favorisant la ville des courtes distances tout en permettant le développement de modes de transport moins émetteurs et en densifiant les zones déjà desservies par les transports en commun. Le développement de la nature en ville est également un axe du PLUi favorable à une amélioration de la qualité de l’air.

Que puis-je faire pour contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air ?

Recommandation ATMO France :

Agir

Pour réduire la pollution de fond et ainsi respirer chaque jour un air de bonne qualité, j’agis sur mon mode de vie (déplacements, chauffage, consommation).

Au quotidien :

  • J’adopte une conduite souple
  • Pour mon chauffage au bois, je privilégie un appareil performant labellisé
  • Je privilégie des produits naturels ou labellisés pour l’entretien
  • J’entretiens mon installation de chauffage
  • Je ne brûle pas mes déchets verts : c’est interdit !
  • J’évite l’utilisation des engrais et des pesticides
  • J’achète local et de saison dans la mesure du possible
  • Je privilégie la marche, le vélo, les transports en commun ou le covoiturage

En cas d’épisode de pollution :

  • J’évite les zones fortement polluées (rue encaissées, …)
  • Je ne me surexpose pas à des substances irritantes (tabac, …)
  • Je prends conseil auprès de mon pharmacien ou de mon médecin en cas de symptôme
  • J’aère mon habitation en dehors des heures de pointe
  • J’évite de prendre ma voiture, je privilégie les transports collectifs
  • J’évite les activités physiques et sportives intenses

Se protéger

Pour limiter mon exposition individuelle et celle de mes proches, si la qualité de l’air est dégradée (moyenne ou médiocre), j’opte pour des comportements qui me mettent à l’abri. Inutile de faire son jogging aux heures de pointe ou de promener bébé le long d’axes routiers très passants, mieux vaut tous s’aérer dans un espace vert protégé.

Pour vous aider à adopter la bonne attitude en toutes circonstances, les AASQA proposent des outils d’information comme Atmo Auvergne-Rhône-Alpes avec la campagne de sensibilisation « air et santé ».